La Réponse que l’Institut Sciences Po ne veut pas que vous lisiez…


Les Fables de Lacroix commentées par l’Oeuvre du Grand Savant Sheikh Albany


Réplique aux thèses non-fondées de Stephane Lacroix, «Specialiste de l’Islam politique», Professeur à Sciences po et Chercheur au CERI.

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43 commentaires sur “La Réponse que l’Institut Sciences Po ne veut pas que vous lisiez…

  1. LES FABLES DE LACROIXCOMMENTEES PAR L’ŒUVRE DE SHEIKH AL-ALBANI
     
    La Réponse que l’Institution Sciences Po ne veut pas que vous lisiez…
     
    Réplique aux thèses non fondées de Stéphane Lacroix, «Spécialiste de l’Islam Politique», Professeur à Sciences Po et Chercheur au CERI
     
     
    MOT DU TRADUCTEUR
    La France n’est plus ce qu’elle l’était durant l’avant Sarkozy. Les lois votées contre la liberté des femmes musulmanes leur interdisant de
    s’habiller selon leurs convictions, les profanations récentes de mosquées et de cimetières musulmans, les caricatures ignobles du Prophète Mohammed ainsi que la diffamation croissante des politiciens envers les musulmans pratiquants ne sont que quelques éléments qui démontrent que la France a déclaré tout musulman qui refuse de s’assimiler à la culture française.

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    • Certes, la politique et les médias de l’hexagone sont trempés dans l’islamophobie et le racisme anti-musulman comme l’était, au siècle précédent, la propagande antisémite en Allemagne. Tout comme la démocratie allemande a permis à Hitler, en 1933, de populariser le fascisme antijuif, la laïcité française véhicule dans ce nouveau siècle le fascisme antimusulman. Or, les islamophobes français ont appris à ne pas commettre les mêmes erreurs de leurs précurseurs allemands et mènent leur campagne antimusulmane sous couvert d’une liberté d’expression et un combat pour «des valeurs républicaines et laïques ». Ils transforment les appellations pour atténuer le caractère xénophobe de leurs attaques calomnieuses contre les musulmans qui pratiquent ouvertement leur religion et ne parlent plus de croyance musulmane ou de citoyens musulmans – termes exclusivement réservés aux Arabes occidentalisés –, mais d’islamis
      tes, wahhabites, extrémistes, intégristes, fondamentalistes et fous d’Allah.

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      • Ce sont des termes avec lesquels ils augmentent sans cesse le sentiment de peur dans ce pays qui, à en croire les médias asservis,semble être sous occupation «salafiste».

        Il n’y a que très peu de résistance scientifique ou intellectuelle de la part des membres de la communauté musulmane et ceux qui ripostent se contentent d’énumérer quotidiennement les agressions islamophobes, chose d’ailleurs totalement inutile, car il suffit de suivre les infos pour comprendre que la France est aujourd’hui le pays le plus islamophobe d’Europe.

        Dans le monde anglophone, les choses diffèrent ; l’islamophobie est moins présente et plusieurs auteurs sont connus pour écrire des répliques académiques aux islamologues, orientalistes et journalistes antimusulmans. Une de ces réponses s’est faite à professeur de Sciences Po nommé Stéphane Lacroix, connu pour diffamer la religion musulmane et les savants de l’Islam. La réponse a été écrite en anglais quelque temps avant la défaite électorale de Sarkozy par un étudiant au Yémen…

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      • comme quoi les drones peuvent parfois aller dans l’autre sens. L’étudiant démontre que les analyses, recherches et conclusions du professeur sont en réalité un mélange des fables de Lafontaine et des Mille et une Nuits présentées sous forme d’ouvrage académique. Or, comme vous le verrez dans cette réponse, les écrits de Lacroix n’ont rien d’académique.
        Après la sortie de « Les Fables de Lacroix commentées
         par l’œuvre de Sheikh al-Albani» en anglais, la
        réputation du professeur s’est effondrée dans le monde académiqueanglo-saxon. L’humiliation subite par Stéphane Lacroix fut telle que, dès lors, il n’a presque plus rédigé d’articles en anglais sur ce qu’il nomme le «salafisme» et le «wahhabisme».

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      • Il était donc important de partager les compétences académiques de cet expert en Islam avec le monde francophone où il continue à se faire passer pour un spécialiste. Il est, en effet, temps que la France sache qui est réellement le professeur Stéphane Lacroix comme il est grand temps qu’en France, on se rende compte à quel degré les charlatans islamophobes se sont infiltrés dans les universités, les instituts et les centres de recherches français

        Dans une interview avec le Figaro, Stéphane Lacroix reprochait aux « Salafistes » de rester dans leur bulle.
        C’est un reproche qu’il ne devra plus faire, car aujourd’hui un Salafi est sorti de sa bulle pour mettre au grand jour les tromperies académiques de cet imposteur qui sombre dans l’escroquerie intellectuelle.

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    • Bismillâhi Rrahmani rRahim

      Durant les quatre années sous le « régime » de Nicolas Sarkozy, la France a non seulement connu un déchaînement d’islamophobie dans les médias principaux et sur de le devant de la scène politique, mais aussi dans ses universités les plus prestigieuses qui, aujourd’hui, sont clairement contaminées par le nouveau fléau du siècle. Le «Sarkozysme» a produit des drôles de spécimens qui se sont autoproclamés « islamologues » et « experts de l’Islam » dans le but de mener une campagne visant à discréditer la communauté musulmane de France.

      Les articles dans la presse occidentale qui traitent la religion musulmane et ses différentes sectes ontclairement révélé que tout ignare peut s’infiltrer dans ledomaine complexe des sectes musulmanes et leurs différences religieuses. Dans certains milieux académiques, ils font même figure de référence sans avoir la moindre notion ou compréhension de la matière dans laquelle ils se font nommer «experts».

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      • En auscultant les écrits de ces « islamologues » et pseudo spécialistes du Moyen-Orient, le lecteur intègre se doit de conclure que leur vaste majorité est composée d’imposteurs incompétents qui
        amassent des fonds de recherche considérables destinés aux études académiques d’universités comme Princeton, Cambridge, Oxford, la Sorbonne et Sciences Po. Ils gagnent leur vie en rédigeant des articles d’amateurs qui, à de rares exceptions près, contiennent des thèses farfelues, voire des histoires fictives. En France, une élite de fondamentalistes laïques a entamé une vendetta médiatique contre les musulmans qui refusent de s’assimiler à la culture française et de se soumettre à ses normes. C’est souvent en exploitant l’ignorance des masses que cette nouvelle génération « d’orientalistes » est parvenue à diaboliser une partie bien précise de la communauté musulmane en France et cela en présentant les «musulmans qui s’habillent islamiquement » comme des islamistes, fanatiques, intégristes et fondamentalistes.

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      • Éditer des articles sur l’Islam et ses sectes est devenu un commerce à « profit garanti ». Or il est impressionnant de constater que la quasi-totalité de ces « islamologues »sont inaptes à effectuer de simples recherches académiques dans les livres d’origine en arabe qui constituent la source primaire pour tout chercheur qui désire étudier les origines, l’influence et le développement des sectes musulmanes contemporaines.Il n’y a probablement pas d’autre branche de spécialisation dans les cercles académiques où l’illettrisme dans la langue primaire, sur laquelle est basée son étude, ne pose aucun problème pour devenir expert dans le domaine. De plus, leur incapacité de conduire des recherches de base conformes à la réalité ne semble les déranger en rien. Les militants de l’islamophobie française recyclent principalement les anciennes ambiguïtés de leurs précurseurs orientalistes en ajoutant leur touche personnelle avec des argumentations insolites.

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      • En effet, ils semblent bien conscients de leur immunité presque absolue lorsqu’ils rédigent des contes de fées présentées sous forme de recherches académiques. Ils n’ont jamais à se justifier et ne doivent pas prendre en considération les sentiments des musulmans de qui ils écrivent, car ces derniers se retrouvent citoyens de seconde zone dans cette nouvelle France oùl ‘apartheid religieux n’a pas d’égal.

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      • Aujourd’hui, nous allons analyser de plus proche les écrits de Stéphane Lacroix qui est un adversaire fervent de la famille royale saoudienne et des Salafis de France qui refusent de s’agenouiller devant la laïcité française et les valeurs occidentales. Comme c’est le cas pour la plupart des professeurs de Sciences Po, les écrits du professeur Lacroix révèlent une animosité particulière envers l’Islam et plus spécifiquement à l’égard des musulmans qui pratiquent leur religion. Dans ses articles, il juge ceux qui suivent les préceptes musulmans comme des personnes intellectuellement retardées qui ont abandonné toute pensée rationnelle. À l’inverse, il décrit les arabes laïques qui se sont hardiment assimilés aux idéaux de l’Occident comme des intellectuels courageux et audacieux. Stéphane Lacroixrêve bel et bien d’une Arabie Saoudite laïque déchue detoutes ses valeurs musulmanesAujourd’hui, nous allons analyser de plus proche les écrits de Stéphane Lacroix qui est un adversaire fervent de la famille royale saoudienne et des Salafis de France qui refusent de s’agenouiller devant la laïcité française et les valeurs occidentales. Comme c’est le cas pour la plupart des professeurs de Sciences Po, les écrits du professeur Lacroix révèlent une animosité particulière envers l’Islam et plus spécifiquement à l’égard des musulmans qui pratiquent leur religion. Dans ses articles, il juge ceux qui suivent les préceptes musulmans comme des personnes intellectuellement retardées qui ont abandonné toute pensée rationnelle. À l’inverse, il décrit les arabes laïques qui se sont hardiment assimilés aux idéaux de l’Occident comme des intellectuels courageux et audacieux.

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  2. La Riposte de Sheikh Naser al-Din al-Albani

    Mohammed Ibn Nouh Nadjati, mieux connu sous le nom de Mohammed Naser al-Din al-Albani fut incontestablement un des savants musulmans les plus aimés du XXe siècle. Lors de son enfance, il a dû fuir l’Albanie à cause de la persécution religieuse du dictateur sanguinaire Ahmed Zogolli
    , de la même façon dont de nombreux musulmans français émigrent
    aujourd’hui vers des pays musulmans pour échapper à la politique antimusulmane de Sarkozy. La famille de Sheikh al-Albani choisit la Syrie comme nouveau pays d’accueil et c’est là où Mohammed al-Albani, encore très jeune, se lance dans les études religieuses dans la bibliothèque « al-Thahiriya » de Damas. Il devint renommé pour son zèle ardent dans la recherche du Hadith à tel point que l’administration de la bibliothèque mit une pièce à disposition du Sheikh et lui donna une clé de la bibliothèque où il passait la plus grande partie de son temps.

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    • Albani, qui devint un savant mondialement reconnu dans la science du Hadith, fut plus tard invité en Arabie Saoudite pour enseigner à la prestigieuse Université Islamiquede Médine. Il finit en Jordanie où il décède au milieu de ses livres en s’adonnant à l’occupation qu’il
      appréciait le plus : la recherche de hadiths. Lorsqu’al-Albani décède, les musulmans au monde entier avaient perdu un de leurs savants les plus éminents et le plus grand Muhaddith de leur époque.

      Tout au long de sa vie, Sheikh al-Albani fut harcelé par de nombreux islamophobes, polythéistes et partisans sectaires pour avoir appelé à la tradition prophétique et avoir exposé les enseignements erronés des sectes égarées. Dans ses livres, al-Albani consacra beaucoup de temps à se défendre contre les nombreuses fausses allégations à son égard. Cela, comme il l’avait mentionné à plusieurs reprises, lui prenait beaucoup de son temps :

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      • « Cela fait maintenant plus d’un demi-siècle que nous constatons comment la diffamation prend, chaque année, une nouvelle forme. En effet, chaque année il y a quelque chose qui se répète, chaque année on invente une nouvelle chose contre moi alors que personne parmi ces gens-là n’est venu me voir directement…

        Malheureusement, la calomnie lancée contre Naser al-Din al-
        Albani n’a pas cessé après son décès. Il y a
        quelques années, une tentative fut entreprise pour lier le Sheikh indirectement à l’attentat sanglant de1979 perpétré sur la mosquée de la Mecque par Mohammed al-Qahtani.
        D’autres, encore, ont dépeint ce grand homme de science comme un simple d’esprit qui rejette le raisonnement humain. Et en France, le savant albanais fut gravement diffamé dans un article de Stéphane Lacroix intitulé« l’Approche Révolutionnaire d’al-Albani du Hadith».

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      • L’œuvre de Sheikh al-Albani contient suffisamment de matière à démanteler les accusations calomnieuses du professeur Lacroix. Par conséquent, cette réponse sera majoritairement restreinte aux paroles du Sheikh qui, même après sa mort, s’avèrent toujours très utiles pour répondre aux articles islamophobes écrits par les partisans fanatiques et xénophobes de la laïcité française.

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  3. Les Origines de la Salafiya…?

    Comme la plupart des islamophobes institutionnalisés, le professeur Lacroix étiquette l’Islam orthodoxe comme du « Wahhabisme » et le présente comme une secte islamique qui se base sur les enseignements de Sheikh Mohammed Ibn Abdel-Wahhâb al- Najdi. Dans son article, il décrit le« Wahhabisme » comme étant :«
    … le discours produit et soutenu par l’établissement officiel et religieux del’Arabie Saoudite
    »
    Avant tout, Stéphane Lacroix considère le « Wahhabisme » comme un discours produit par l’établissement officiel et religieux de l’Arabie
    Saoudite. Ensuite, il fait une différence avec le « Salafisme » en mentionne :

    « Contrairement au Wahhabisme, le Salafisme se réfère à toutes les hybridations qui ont eu lieu depuis les années 1960 entre les enseignementsde Mohammed Ibn ‘Abdel-Wahhâb et d’autres écoles juridiques islamiques.

    Donc, si nous avons bien compris, le« Wahhabisme » est une école juridique et le« Salafisme » a vu le jour dans les années 1960

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    • … Tout cela est, certes, très intéressant et évoque le témoignage bouleversant de Dounia Bouzar invitée à parler devantla mission d’information parlementaire en 2009 établi dans le but de priver les femmes musulmanes de leur droit de s’habiller selon leurs convictions religieuses. Dans sa déclaration ahurissante, Bouzar a allégé que le niqab fut une innovation imposée aux femmes par certains savants saoudiens au début du XXe siècle. L’islamophobie et l’histoire culturelle de l’Islam ne vont clairement pas de pair, ce qui explique d’ailleurs pourquoi les islamophobes sont incapables de situer la Salafiya dans un contexte historique.

      Dans plusieurs articles, le professeur Lacroix emploi le terme« jurisprudence Wahhabite ». Le fait qu’un spécialiste de l’Islam improvise un discours invoquant un madhab inexistant qui n’a jamais été mentionné dans un livre de jurisprudence islamique met en péril sa réputation de chercheur islamologue.

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      • Il est clair que,dû à leur manque d’études adaptées et de recherches approfondies, beaucoup«d’experts du Moyen-Orient et de l’Islam
        » rendent confus leurs lecteurs quand ils s’efforcent de décrire la Salafiya. C’est pourquoi nous allons laisser derrière nous Stéphane et Dounia aux pays des merveilles laïques et voir ce que les vraies spécialistes des sciences musulmanes ont à dire sur le sujet. Dans ses écrits, Sheikh al-Albani a clarifié à plusieurs reprises qu’historiquement, les origines de la Salafiya remontent à fort longtemps :

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      • « De nombreux savants, au passé et au présent, ont adopté la dénomination de ‘L’appel à la Salafiya’.Certains l’ont décrit par l’appel de ceux qui préconisent la Sounna Prophétique, d’autres l’ont nommé l’appel d’Ahl al-Hadith. Ce sont toutes des dénominations qui indiquent une même signification. Beaucoup de gens dans la communauté musulmane, au passé comme au présent, ont souvent été insouciants de cela ; ou peut-être ils en étaient conscients, mais ne l’ont jamais appliquée de façon appropriée »

        En effet, l’affiliation à la Salafiya est très ancienne; c’est une chose qui est bien connue et peut aussi bien être retrouvé dans les œuvres des anciens savants que dans la littérature musulmane contemporaine. Mais si la Salafiya ne se réfère pas aux hybrides imaginaires du professeur Lacroix qui ont eu lieu dans les années 1960, alors de quoi s’agit-il ? Sheikh al-Albani nous l’explique d’une manière simple et claire :

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      • « La Salafiya est l’Islam selon sa compréhension correcte ; elle invite les gens à se cramponner à leur croyance islamique originale et n’exclus pas injustement un type de personnes. Dans son appel au Coran et à la tradition prophétique, elle ne fait aucune distinction entre la personne cultivée et l’illettrée, entre la personne éduquée et celle qui n’a pas eu d’éducation.»
         
        Ainsi, la Salafiya n’est rien de nouveau.Al-Albani explique la fausse conception qui est présente chez ceux qui considèrent que la Salafiya prend ses racines dans l’œuvre de Sheikh Mohammed Ibn Abdel-Wahhâb ou d’Ibn Taymiya :

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      • «Certains prétendront que l’appel à la Salafiya est quelque chose de nouveau, qu’il s’agit d’un développement ou que la première personne s’être affilié àelle fut Sheikh al-Islam Ibn Taymiya et 
        après lui, à l’époque contemporaine, Ibn Abdel-Wahhâb. Or, cette conception est entièrement fausse.
         Plutôt, il s’agit d’un mensonge puisque l’appel à la Salafiya est l’appel correct et original de l’Islam en soi… »

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  4. La Salafiya vs le Sectarisme

    La Salafiya diffère des sectes islamiques dans le fait qu’elle se réfère à la compréhension des compagnons du Prophète et des grands savants aux trois premières générations après la révélation:

    « L’appel à la Salafiya est basé sur la connaissance du Coran et la Sounna suivant la compréhension des pieux prédécesseurs des (premières) trois générations et de qui le Prophète a attesté la droiture dans le hadith connu : ‘Les meilleurs des gens sont ceux de ma génération, puis ceux de la génération d’après, puis ceux de la génération d’après.’ Les quatre Imams et les autres savants qui ont vécu pendant — ou un peu après — leur temps appartiennent tous aux grands savants des pieux prédécesseurs. Et ce sont eux que nous suivons dans notre appel à Islam. »

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    • Ainsi, la Salafiya peut simplement être définie comme l’orthodoxie ou comme l’Islam dans sa forme originale puisqu’elle est basée sur la compréhension des gens qui étaient les plus rapprochés de la période de la révélation. Une fois les trois premières générations révolues, les sectes islamiques n’ont cessé d’accroitre tout en développant leur propre compréhension du Coran et de la Sounna Prophétique. Mais, comme l’explique Sheikh al-Albani, toutes les sectes islamiques revendiqueront toujours leur adhésion aux deux sources de la révélation musulmane :

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      • « La caractéristique de ce groupe de gens (c.-à-d. Ahl al-Sounna) ne se limite pas à leur affiliation à l’application du Coran et de la Sounna car aucune de ces sectes, que ce soit au passé ou au présent, ne peut nier s’affilier au Coran et à la Sounna de manière générale. Par conséquent, je dis que les groupes islamiques et les sectes qui ont été mentionnés par le Prophète et auxquels il faisait référence dans le hadith (des 73 sectes), sont unanimes pour revendiquer leur affiliation au Coran et à la Sounna. »

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      • Il semble, en effet, n’y avoir aucune différence entre les sectes quant à leur appartenance au Coran et à la Sounna. Cependant, ils diffèrent fondamentalement dans leur compréhension : « La société dans laquelle nous vivons aujourd’hui comprend de nombreux groupes qui prétendent tous s’adhérer à la religion de l’Islam et qui ont tous la conviction que l’Islam est basé sur le Coran et la Sounna. Cependant, la grande majorité d’eux n’approuvent pas le suivi de la voie des compagnons et ceux qui les ont suivis avec droiture…

        Les sectes musulmanes se distinguent par le suivi étroit de leur fondateur dans la compréhension de l’Islam ; les Salafis, en revanche, basent leur compréhension non seulement sur les sources islamiques les plus authentiques, mais ils étudient également l’œuvre des grands savants des trois premières générations pour ainsi atteindre la compréhension adéquate et originale de leur religion.

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      • Ils ne suivent pas aveuglément ces savants en question, mais se servent de leurs ouvrages pour arriver à une compréhension correcte de l’Islam

        « Nous voyons les grands savants comme un moyen et nous les considérons comme des intermédiaires qui transmettent la science d’Allah et de Son Prophète . Nous ne les suivons pas pour ‘qui’ ils sont (mais pour ce qu’ils transmettent). De plus, nous ne considérons pas leur suivi comme un de nos objectifs (en soi) puisquenotre intention unique est de comprendre la voie que suivait le Prophète . Cela veut dire que l’objectif est de savoir ce qui lui a été révélé dans le Coran ou ce qu’il aclarifié dans sa Sounna. »

        Selon al-Albani, toutes ces différentes façons de comprendre les deux sources divines ont divisé la communauté musulmane comme elle l’est aujourd’hui :

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      • « Par conséquent, je dis que la défaillance par laquelle est atteinte la communauté dans le fait de revenir à la compréhension, les idées et les opinions de nos pieux prédécesseurs constitue le facteur principal dans la division des musulmans en plusieurs’madhabs’ et diverses sectes. »

        À maintes reprises, al-Albani déclara que la raison pour laquelle la communauté musulmane doit revenir à la compréhension des trois premières générations est parce qu’il s’agit des générations qui ont transmis l’Islam au reste du monde dans sa forme correcte et originale. Le Sheikh comprenait bien que, pour éviter les divisions et les frictions dans la Oumma, il est essentiel d’obtenir une façon unie de comprendre l’Islam.

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      • Il est important de souligner que cette façon de comprendre l’Islam a toujours existé et peut être retrouvée dans l’œuvre des savants qui se sont distingués lors des quatorze siècles passés. Revenir à la compréhension des premières trois générations n’est, en effet, rien de nouveau et Sheikh al-Albani faisait souvent référence à la parole de l’Imam Mâlik dans laquelle il dit : « Ce qui ne faisait pas partie de la religion à la première époque, ne fera pas partie de la religion aujourd’hui. Certes, les générations futures de notre communauté seront uniquement rectifiées par ce qui a rectifié les premières générations ». Al-Albani voyait que c’était le seul moyen pour que la communauté musulmane sorte de sa situation misérable.

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      • Mais si Salafiya est aussi ancienne que la religion musulmane elle-même et représente, certes, la forme originale de l’Islam, pourquoi alors les musulmans de nos jours semblent-ils si peu familiers avec la Salafiya? Sheikh al-Albani explique que c’est principalement dû au fait que beaucoup de musulmans suivent aveuglément une école juridique: « La raison de ceci est que notre communauté a subi de nombreux siècles dans lesquels une forme solidifiée du suivi aveugle des ‘madhabs’ s’est ancrée dans les cœurs des gens qui s’affilient à Ahl al-Sounna. »

        Sheikh al-Albani s’est souvent indigné de cette ignorance largement répandue chez les musulmans qui est apparue après leur négligence de la religion et de son apprentissage. Il a mentionné que beaucoup sont tombés dans une ignorance profonde à tel point qu’ils n’éprouvent plus d’émotion en lisant le Coran ou en étudiant les textes authentiques de la Sounna Prophétique.

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      • En effet, l’ignorance a toujours eu des conséquences néfastes et des répercussions historiques pour la communauté musulmane et a même facilité la colonisation occidentale du monde musulman. Sheikh al-
        Albani expliquait souvent qu’il n’était pas admissible que les musulmans soient satisfaits de leur situation actuelle dans laquelle ils sombrent dans l’ignorance et n’apprennent plus les croyances indispensables de leur religion. En suivant les enseignements du Coran et de la Sounna, al-Albani maintenait le principe selon lequel l’ignorance actuelle des musulmans est la cause de leur humiliation incessante.

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  5. Briser le mythe « Wahhabite »

    L’article de Stéphane Lacroix sur Sheikh al-Albani aurait pu être crédible si le professeur avait fait l’effort de lire au moins quelques chapitres dans les livres du Sheikh. Il n’aurait probablement pas décrit si maladroitement la Salafiya, ni aurait-il attribué sa proprevision du « Wahhabisme » à Sheikh al-Albani, car pour Lacroix, le « Wahhabisme » est une secte islamique fondée par Mohammed Ibn Abdel-Wahhâb et ses héritiers :« Le Wahhabisme fait initialement référence à la tradition religieuse développée à travers les siècles par les ulémas de l’établissement officiel religieux saoudien et a été fondée par les héritiers de Mohammed Ibn Abdel-Wahhâb. »

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    • Si le « Wahhabisme » est une tradition religieuse qui s’est développée à travers les siècles suivants le décès de Sheikh Ibn Abdel-Wahhâb, alors il serait très intéressant de savoir en quoi le « Wahhabisme » diffère des enseignements originaux de l’Islam transmis par le Prophète et dans quels aspects il contredit le Coran et la Sounna. Les islamophobes ont toujours refusé d’aborder ce sujet et se contentent d’étiqueter l’Islam orthodoxe comme du « Wahhabisme ». Cela leur permet de dénigrer de manière indirecte la foi musulmane sans pour autant devoir mentionner le terme ‘Islam’. Il n’est pas surprenant de voir que l’appellation «Wahhabite » trouve ses origines dans la poésie injurieuse de la secte des Déobandis au Pakistan et en Inde au début du XXesiècle. Sheikh al-Albani est remonté encore plus loin dans l’histoire et a mentionné que le terme : « Wahhabite » fut déjà employé par les Ottomans en tant qu’outil de propagande.

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      • « L’emploi du terme (Wahhabite) faisait partie de la politique menée par l’Empire Ottoman lorsqu’un homme de science et de réforme nommé Mohammed Ibn Abdel-Wahhâb commença à appeler les gens (à l’Islam) dans certaines parties de la région du Najd. »

        Le nom « Wahhabisme » fut dès lors repris dans les ouvrages tendancieux d’islamophobes et d’orientalistes et cela, jusqu’à notre époque. En effet, il s’agit aujourd’hui d’une appellation très populaire
        exploitée dans la virulente campagne de propagande antimusulmane.

        Certains « islamologues » utilisent le terme pour décrire les Takfiris (c.-à-d. ceux qui déclarent d’autres musulmans mécréant sans respecter les prescriptions de l’Islam), d’autres emploient le terme de façon très générale pour cataloguer les hommes barbus et les femmes qui portent le niqab, et puis il y a encore ceux qui considèrent que le « Wahhabisme » est un système politique.

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      • De cette façon, chaque spécialiste possède sa façon personnelle de représenter et de comprendre ce qu’il appelle le « Wahhabisme ». Dans son article, Stéphane Lacroix commence par décrire al-Albani comme un« Wahhabite » et mentionne : « Il est connu de tout le monde que Sheikh Nasir al-Dinal-Albani fut un partisan loyal du Wahhabisme. »
        Plutôt, il est connu de tout le monde que cette déclaration est simplement absurde. Sheikh al-Albani, ainsi que tous les autres savants sunnites n’emploient pas le terme « Wahhabite » et le considèrent comme une injure. Dans son explication du livre «
        al-Tahawiya » Sheikh al-Albani mentionne :

        « Et parmi les preuves principales qui prouvent que le Sheikh (al-Tahawi) fut bien Salafi, est que ses ennemis le
        décrivent comme étant un ‘Wahhabite’. Ce terme est une accusation préfabriquée portée contre tous ceux qui suivent le chemin des prédécesseurs, qui appellent à la tradition prophétique et rejettent le suivi aveugle. »

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      • « Ensuite, Nasir al-Din al-Albani est arrivé à Damas où il apprit l’arabe et étudia la science du Hadith dans laquelle il a acquis la maîtrise. Il a bénéficié largement d’une bibliothèque qui contient de précieux manuscrits de hadiths. L’année dernière, lorsque j’ai rendu visite à cette bibliothèque, c’était lui qui m’apportait les livres que je cherchais et c’est lui qui m’informait de leur contenu. Et Sheikh al-Albani est un homme malicieux et un pur ‘Wahhabite Taymi
        te’. Si ce n’était pas pour son vicieux madhab et son obstination, il aurait été une des personnes uniques à son époque dans la science du Hadith, malgré qu’il gère toujours une horlogerie…

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      • . » Sheikh al-Albani et les autres savants de l’Islam orthodoxe sont souvent dépeints comme « Wahhabites » par leurs opposants. De même, dans son livre «Tahdhir al-Sajid min Ittighadhal-Qubur Masajid 
        », al-Albani tire l’attention sur les orientalistes contemporains qui offensent les gens de la Sounna avec l’appellation «Wahhabite »

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      • L’Imposture d’un Professeur Charlatan

         
        Un peu plus loin, le professeur Lacroix attribue les propos suivants à Sheikh al-Albani : « Mais plus important que ça, al-Albani affirmait être plus fidèle à l’esprit du Wahhabisme que Ibn ‘Abdel-Wahhâb lui-
        même. Cette parole a rendu les idées d’al- Albani très populaires chez la jeunesse Salafie. »
        Premièrement, la « jeunesse Salafie » rejette totalement le terme « Wahhabite ». Par conséquent, cette déclaration du professeur ne peut être vraie. Deuxièmement, Sheikh al-Albani n’a jamais prononcé ces mots et celui qui est familier aux écrits du Sheikh sait pertinemment qu’il est impossible que cette parole puisse être sortie de la bouche du Sheikh.

        La question pose : d’où le professeur Lacroix obtient-il ses informations. Vu que dans son article, il ne cite pas une seule référence des paroles attribuées à Sheikh al-Albani, j’ai personnellement contacté Stéphane Lacroix pour lui demander une référence de cette citation en question.

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      • Bien que j’aie réitéré ma demande à maintes reprises, le professeur Lacroix a obstinément refusé de me fournir la moindre source. J’ai poursuivi ma recherche dans l’œuvre d’al-Albani et je suis tombé sur une parole dans laquelle le Sheikh explique avoir subides insultes grossières lancées par Ahmed al-Ghimari . Sheikh al-Albani conclut cette partie dans son livre en mentionnant les propos dénigrants d’al-Ghimari que voici : « Celui qui considère Sheikh al-Albani comme Wahhabite a eu tort, car il est plus partial à l’esprit du Wahhabisme qu’Ibn Abdel-Wahhâb lui-même et il est plus têtu que lui… »

        Dans ce passage, Sheikh al-Albani explique qu’un de ses plus grands adversaires l’accuse d’être plus partial à l’esprit du « Wahhabisme » qu’Ibn Abdel-Wahhâb lui-même. Le professeur Lacroix a intentionnellement déformé cette déclaration et l’a présentée comme étant une affirmation d’al-Albani lui-même.

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      • Notre« chercheur » français a tout simplement pris une insulte d’al-Ghimari pour l’attribuer à Sheikh al-Albani dans le but de convaincre le lecteur qu’al-Albani se considérait comme « Wahhabite ».

        Le professeur n’a jamais donné suite à ma requête
        d’une référence de la citation de Sheikh al-Albani parce qu’il a sciemment inventé un mensonge qu’il a alors exploité pleinement pour faire croire aux lecteurs que Sheikh al-Albani fut populaire chez la « jeunesse Salafie » et cela, en prétendant
        qu’il se disait plus fidèle à l’esprit du « Wahhabisme » qu’Ibn Abdel-Wahhâb lui-même. En France, si vous volez
        l’ouvrage d’un auteur vous avez commis du plagiat, si vous volez de plusieurs auteurs, vous avez effectué des recherches et si vous inventez des propos que l’auteur n’a jamais dits, ça devient de la «
        spécialisation »

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